31.12.2010

Bye bye 2010, bonjour 2011

J’avoue que je n’ai jamais été un grand passionné de la nuit de fin d’année. Je n’aime pas trop ces dates avec l’obligation conventionnelle de bonne humeur. Et je constate la vitesse à laquelle une simple année s’écoule. Virgílio Ferreira, un connu écrivain portugais, a dit un jour « le temps qui passe ne passe pas vite ; ce qui passe vite c’est le temps passé ». Une réalité précise au fur et à mesure que nous veillissons.

Je ne suis pas non plus un grand fan des bilans et des choix d’événements ou personnalités de l’année qui se termine. Ils sont, presque toujours, conditionnés ou influencés par les souvenirs envahissants de la partie finale du calendrier et par l’oubli inévitable des histoires survenus au début. Résultat, après tout, de la mémoire toujours plus courte et jetable, dans une société où les événements se succèdent à une allure ahurissante.

Néanmoins, étant donné que l’actuelle législature, asservie par la majorité rose-rouge-verte, prendra fin dans trois mois, je ne peux pas omettre quelques gros problèmes qui fustigent Lausanne : la dette abyssale de la ville, le drame de la Caisse de pensions, la hausse de la violence et des incivilités ; pour n’en citer que ceux-ci…

 

Le 13 mars 2011, nous élirons un nouveau Conseil municipal et un nouveau Parlement communal. Par votre voix mais aussi par votre engagement personnel, vous déciderez de la voie que notre ville va suivre dans le futur. Lausanne doit être une ville prospère et attrayante, avec une politique marquée par la responsabilité, l’équilibre et le respect. Un environnement où il fait bon vivre pour les familles, une place économique attrayante pour des emplois sûrs, un système social stable et une politique environnementale durable.

Nous sommes plongés dans une crise de valeurs. Il faut notamment reconquérir l’idéal de la famille. L’affaiblissement des liens familiaux est l’un des éléments qui favorisent le plus l’aggravement des difficultés qui traversent beaucoup de personnes. Il est essentiel d'encourager, dans notre société, une meilleure protection à la famille et une plus grande civilité afin de surmonter le manque de respect pour la loi et l'ordre public, les droits des individus et le bien commun, et d’affermir la sécurité et les droits des citoyens.

 

Les élections de mars prochain sont une excellente occasion pour les partis politiques de présenter aux lausannoises et aux lausannois programmes d’action clairs, soulignant les objectifs prioritaires, proposer les lignes directrices des grandes réformes et les mesures qu’ils suggèrent pour y parvenir. Une nouvelle légitimité politique peut et doit contribuer de manière décisive à la solution de nos problèmes.

Ainsi, j’appelle aux lausannoises et aux lausannois de s’informer, d’évaluer le réalisme des promesses et l'équité des propositions ; de juger la crédibilité et la compétence des acteurs politiques, de choisir en fonction de ce qu'ils considèrent le préférable pour notre ville, renonçant aux traditionnelles habitudes doctrinaires et dogmatiques.

A l’aube de ces élections, j’invite également les lausannoises et les lausannois (y compris tous les migrants ayant le droit de vote) à y participer, à discuter et surtout à voter. Votre choix est, je vous l’assure, fondamental pour l’avenir de nos enfants.

 

Le mot de la fin est celui de l’espoir. Un espoir fondé sur la confiance en nous-mêmes, sur l’ambition que nous partageons de bâtir une ville meilleure. Cet espoir doit être inébranlable. Parce que, comme l'a dit un jour Sophia de Mello Breyner, « il n'existe aucune force supérieure à celle de ceux qui sont unis par une espérance commune ».

 

Je vous adresse mes meilleurs vœux, et je vous souhaite un 2011 plein de réalisations.

Commentaires

Merci! Oui je crois que « il n'existe aucune force supérieure à celle de ceux qui sont unis par une espérance commune » c'est la solidarité
claire-marie

Ecrit par : cmj | 31.12.2010

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