16.05.2009

La gauche remet une couche…

Eh ! bien, vraisemblablement la gauche a du mal à avaler la pilule du 1er mai à Lausanne, et persiste, décidément, à ignorer les règles en place dans un Etat de droit.

Titillée par l’intervention préventive de la Police municipale lors du défilé de la fête du travail, elle appelle à une « manif anti-répression, liberté pour nos luttes! » le 9 juin à 18:00 h devant l’Hôtel de ville avant la séance du Conseil communal.

 

Incitée par MM. Dolivo, Pedrazza, Hubler et consorts, cette gauche de la gauche manifestera cagoulée et sans demander une autorisation préalable.

Il est fort regrettable de constater que ce sont nos élus, dépositaires de la confiance du peuple qui leur a accordé son vote, les premiers à porter atteinte contre nos institutions, ouvrant ainsi un grave précédent à des futures incivilités.

Je me permets de rappeler au passage que, selon l’article 41 du règlement de Police, concernant les manifestations et spectacles, « Toutes les manifestations publiques ou privées organisées dans des lieux ouverts au public, notamment les rassemblements, les cortèges, les spectacles, les conférences, les soirées (dansantes ou autres) ou les expositions, sont soumises à une autorisation préalable de la Direction de la sécurité publique ».

 

Mais il y a plus : ce matin déjà, et déjà masqués, les initiants seraient en train de distribuer des tracts au marché invitant à cette manifestation. Or, toujours selon le règlement de Police, article 44 « La publicité, sous quelque forme que ce soit, pour une manifestation non autorisée est prohibée. La police peut saisir le matériel utilisé en violation de cette règle.

Celui-ci est restitué si une autorisation est octroyée ou le lendemain du jour où la manifestation était prévue ».

 

Je souhaite sincèrement que M. Marc Vuilleumier sache assumer les obligations liées à sa fonction envers le comportement de ces Messieurs qui jouent comme des gamins uniquement pour se faire voir et pour que leurs noms fassent les gros titres des journaux. Il faut absolument s’abstenir d’appliquer la règle du deux poids et deux mesures. Il me vient notamment à l’esprit qu’en 2002, pour des agissements similaires (manifestation sans autorisation et donc insoumission à une décision de l'autorité), la présidente de l'Eglise de scientologie de Lausanne, Suzanne Montangero, a failli aller en prison avant que le Tribunal cantonal ne lui inflige une amende de 1'000 francs.

 

 

03.05.2009

ENCORE LE 1er MAI À LAUSANNE

Sous le prétexte que le système a récemment donné lieu à des dérives inacceptables, quelques individus masqués se sont donnés rendez-vous ce 1er mai à St-François à 17 h par sites Internet interposés : les anticapitalistes.

Comme l’année dernière, ils appelaient à « déstabiliser le régime en permanence » en rejoignant « le bloc révolutionnaire ». Et comme l’année dernière, aucune demande d’autorisation de manifester émanant de ces anarchistes n’a été déposée à la police.

 

Dans la plupart des pays démocratiques, les lois (par exemple le premier amendement de la constitution américaine) permettent les manifestations et la liberté de se regrouper, qu'elles considèrent comme un droit et un contre-pouvoir.

Néanmoins, les associations qui souhaitent manifester doivent déposer une demande d'autorisation préalable, en indiquant notamment le parcours et les horaires de convocation et de dispersion de la manifestation.

 

Beaucoup d’encre a déjà coulée sur ces colonnes à propos du comportement de la Police envers ce « groupe d'extrême gauche qui exprime mieux que les structures classiques les revendications de la nouvelle génération », selon un jeune activiste. A juste titre, afin d’éviter la casse de l’année passée, les forces de l’ordre n’ont pas pris de risques, car ce genre de manifestations, même pacifistes, représentent un appel d'air considérable pour des extrémistes déséquilibrés, enivrés pour la plupart, qui n'attendent que ça pour assouvir leur besoin animal de violence. Ce genre de manifestations, même pacifistes, sont une porte ouverte au délit et à la barbarie (on se souvient tous, l'an dernier, quelques dizaines d'encagoulés avaient joué au chat et à la souris avec les forces de l'ordre. Ils avaient brisé les vitrines du McDonald's de Saint-Laurent. Le saccage du fast-food avait coûté 65’000 francs, et la Police avait essuyé une pluie de pierres et de bouteilles).

 

Dans la mesure où les casseurs n'ont pas pu piller ni casser les vitrines des magasins, la Police a très bien fait son travail, en encerclant les personnes réputés incontrôlables.

Pas de demi-mesure pour des casseurs sans scrupules. Ils doivent être punis et très sévèrement, nous n'avons pas besoin de ce type d'énergumènes dans notre société.

19.03.2009

LA CAISSE DE PENSIONS DE LA COMMUNE DE LAUSANNE DOIT ÊTRE ASSAINIE EN PRIORITÉ

Plusieurs députés au Grand Conseil et conseillers communaux lausannois ont saisi la Cour des comptes du Canton de Vaud au sujet de la recapitalisation de la Caisse de pensions de la Commune de Lausanne (CPCL) et de l’utilisation de subventions cantonales par des organismes affiliés à cette caisse.

Alors que le projet est en cours de traitement par la Commission du Conseil communal pour la recapitalisation de la CPCL, cette démarche a été menée dans la précipitation et sans concertation au sein des partis ou avec les alliés.

En cherchant d’hypothétiques irrégularités dans la gestion des TL ou d’autres sociétés, associations ou fondations affiliées, ces élus perturbent inutilement le processus nécessaire par une action d’éclat, de nature à distraire le débat de l’objectif fondamental d’assainissement de la CPCL.

Le taux de couverture actuel d’environ 38 % doit être durablement et structurellement amélioré, y compris par des mesures impopulaires touchant le financement et les prestations.

Enfin, aucun prétexte ou manœuvre dilatoire ne doit empêcher la vingtaine d’autres employeurs affiliés à la CPCL d’assumer leur juste participation à la capitalisation des rentes de leurs employés et retraités.