27.04.2009

BAISSONS LES PRIX DES BOISSONS NON-ALCOOLISÉES

L'alcoolisme chez les jeunes prend des formes inquiétantes, comme l'habitude de plus en plus répandue de boire jusqu'à l'ivresse, que ce soit seul ou en groupe. Si de telles beuveries sont possibles, c'est parce qu'il est très facile pour les jeunes de se procurer de grandes quantités de boissons alcooliques bon marché, dans les magasins et les restaurants en particulier. Il est aisé pour les jeunes de se procurer des boissons alcooliques. L’enquête ESPAD montre qu’en 2007 40% des garçons de 13 ans et 55% des filles du même âge avaient pu acheter de l’alcool dans des bars, des restaurants ou des discothèques au cours du mois précédant l’enquête. Les adolescents suisses sont dans le groupe de tête. Ces chiffres sont préoccupants, sachant que la loi interdit de vendre de l’alcool à des jeunes de cet âge, et jusqu'à bien plus âgés encore.

 Les vaudois sont maintenant en train de réfléchir à des mesures pour lutter contre la surconsommation d’alcool, notamment en interdisant la vente dans les manifestations publiques entre 4:00 heures et 10:00 heures du matin. C’est une mesure louable, puisque tous les efforts qui permettent d’agir face à une consommation problématique contribuent également à une diminution des abus d’alcool. Mais c’est sans doute une demi-mesure et en aucun cas un moyen efficace de prévention, car rares sont les manifestations qui durent au-delà de 4:00 du matin.

Il s’agit d’appliquer des mesures de protection de la jeunesse. Des mesures structurelles comme des hausses de prix et la restriction de la publicité influencent le style de consommation des jeunes. Mais je suis persuadé que la résolution du problème passe surtout pour une diminution du prix des minérales. En effet, c’est tout simplement scandaleux et inadmissible de devoir payer, dans un bistrot familier à la Rue de la Borde (je parle de la Borde parce que c’est mon quartier), CHF 4.50 pour un verre de limonade ou CHF 5.10 pour une bouteille d’eau minérale, tandis qu’une bière coûte CHF 3.70 et qu’un verre de vin est encore moins cher. Ailleurs à Lausanne ce n’est pas différent.

L’alcool est trop banalisé dans notre société, ce qui ne favorise pas le dialogue critique. L’industrie de l’alcool contribue largement à cette banalisation à travers des publicités ciblées et des produits à présentation branchée, qui, dans la plupart des cas, visent clairement les jeunes. Mais les pouvoirs publics sont les grands responsables, adoptant une attitude souvent passive dans le but de, à l’instar de la cigarette, protéger une des plus grandes sources de revenus du pays.

06.04.2009

À LAUSANNE ON TROUVE DE LA COCAÏNE EN MOINS DE 5 MINUTES

C’est avec réjouissance que j’apprends que, entre février et mars, dans le cadre d’une opération contre le trafic de stupéfiants, 74 personnes ont été interpellées à Yverdon. Le commandant de la police municipale se veut rassurant : « Nous allons déstabiliser ceux qui veulent organiser et établir le trafic de stupéfiants dans notre ville », et ainsi «montrer aux trafiquants de drogue qu’ils sont indésirables à Yverdon, et à la population que la police est bien là sur le terrain ».

 

Et pendant ce temps, à Lausanne, on trouve de la cocaïne en moins de cinq minutes, les nettoyeurs de la voirie trouvent en moyenne 700 aiguilles usagées par année dans les toilettes publiques, hors des poubelles spécialement conçues pour les récolter. En 2008, ce chiffre est monté à mille seringues.

Depuis des années le commerce et consommation de stupéfiants ont la porte grande ouverte !!!

 

L’inefficacité et négligence avec lesquelles la Municipalité aborde ce drame, et le manque de cohérence entre tous les acteurs concernés (la police, la justice, les services sociaux, le service pénitentiaire, les politiques qui, visiblement, donnent l’impression de découvrir le problème) sont époustouflantes.

Et je reste sidéré quand j’entends les déclarations du chef de la PJ, selon lesquelles « les lausannois devront apprendre à vivre avec le trafic de rue. Ce n’est pas un aveu de faiblesse, mais la triste réalité actuelle ».

 

Il est grand temps que les autorités communales et cantonales fassent quelque chose. Envoyer les dealers en préventive ? Non, les prisons sont saturées. Une solution est la réexpédition dans leurs pays d’origine en procédure immédiate. Ils ne sont peut-être pas dangereux (certainement plus que Fahad K.) mais ils polluent la société en général et nos jeunes en particulier.

Pour les autres, les consommateurs, je prône une politique responsable de soutien renforcé aux établissements proposant des thérapies basées sur l’abstinence et la réhabilitation physique et moral, et le développement de structures adéquates leur permettant de se réinsérer dans la vie sociale et professionnelle. La condition première pour celles et ceux qui voudraient entreprendre une thérapie d’abstinence consiste en une coupure total avec le milieu de la drogue.

 

Si rien ne change je suis contraint, (une fois n’est pas coutume), de donner raison au député de Preux : « Welcome to dope city ».

26.03.2009

PASSEPORTS BIOMÉTRIQUES: PANIQUE ROSE-VERT

Le 17 mai 2009, le projet d'introduction du passeport biométrique sera soumis en votation. Dès le 28 juin, outre la photographie du visage, deux empreintes digitales doivent également être enregistrées électroniquement dans le passeport. Ce projet met un comité vert-rose dans tous ses états. Les adversaires de cet objet parlent de fichage systématique et de risques pour la protection des données. Ils craignent de graves conséquences à cause des abus qui pourraient se produire si les données sensibles telles que les empreintes digitales et la signature sont enregistrées électroniquement sur une puce.

Il est étonnant que les milieux qui depuis des semaines plaident pour la publication des données des clients des banques, qui demandent l'abandon du secret bancaire et portent ainsi préjudice à l'image de notre pays à l'étranger, soient pris de panique lorsqu'il s'agit d'améliorer notre sécurité individuelle.